mercredi 10 juillet 2019

L’EDITO du président

Nous venons d’inaugurer les travaux du centre bourg.
Cette inauguration clôt ainsi plusieurs mois de travaux. Travaux qui se sont déroulés sans accident, grâce essentiellement à la prudence des automobilistes qui les traver-saient.
Nous vivons une première période de canicule et nous voyons fleurir une somme de spécialistes donnant moult solutions pour rafraîchir les milieux urbains.
Qu'en est-il à Givry après ces mois de travaux ? Quelques constats :
- Un espace n’est actuellement pas utilisé comme parking entre les deux restaurants place d’armes. Pourquoi a-t-il été bitumé ? En effet, le bitume capte énormément de chaleur et il la restitue très lentement. C'est pour cela qu'il fait chaud le soir, le bitume renvoie la chaleur la nuit et empêche l'infiltration de l'eau. Il faut donc faire le choix d'avoir moins de sols imperméables en milieu urbain.
- La végétalisation est une des meilleures solutions aujourd'hui pour rafraîchir le milieu urbain, grâce à l'évapotranspiration des arbres. Quand un arbre respire par les feuilles, de l’eau s’évapore et rafraîchit l'air. Un arbre mature peut libérer jusqu'à 450 litres d'eau, c'est l'équivalent de cinq climatiseurs qui tourneraient pendant 20 heures. Des arbres ont été coupés, d'autres plantés. L’évapotranspiration demandera des an-nées pour rendre le service indispensable.
- Les bancs en pierre n’ont pas de dossier, ce qui est un problème pour nos anciens et avec le soleil, ils deviennent de vrais « planchas».
- Une autre remarque : sur le plan de Givry Infos N°281, pour un espace vert, on lit « calade de pierre enherbée », sous le cèdre. Mais seulement une partie a été join-tée ; sa traversée est un très bon exercice pour l’entraînement à la marche en mon-tagne mais n’est pas à la portée de tous !
Avec plus de concertation continue, on aurait évité ces erreurs presque irrattrapables!







LES BREVES

« Le saviez-vous ? »
Le Grand-Chalon investit cette année 1,8 millions d’Euros pour la création de pistes cyclables ce qui est très bien ! Et Givry ? On en supprime et en 5 ans, pas un centime pour l’en-tretien de ce qui existe !
Pas de place pour les déplacements doux, tout pour la voiture ! Est-ce une perspective d’avenir ?

« Soyez prévoyants! »
Le service des déchetteries du Grand-Chalon récupère les déchets amiantés, ce qui est une avancée non négligeable. Pour cela, il faut prendre un rendez-vous avec la déchetterie de Chalon sur Saône, rue des frères Lumière, la seule habilitée à cette récupération.
Lorsque vous faites cette démarche, vous découvrez que ce service ne fonc-tionne qu’une fois par mois ! C’est mieux de le savoir pour s’organiser !

« De l’ombre S.V.P. »
Suite à la création du multi accueil, l’aire de jeux pour les tout-petits a été dépla-cée derrière l’ancienne gare de Givry. Cet espace est en plein soleil. Depuis des an-nées, lors des investissements du CCAS, il est demandé la création d’un système pour protéger les bancs des parents qui accompagnent les enfants (mezzanine, toiles, plantation d’arbres,….). « Il n’y a pas d’argent ! » Voilà la réponse. Et pour-tant il y a des reliquats conséquents d’une année sur l’autre.

Des terrasses au revêtement surchauffé
Aller se désaltérer à certaines terrasses de café à Givry, c'est une fausse bonne idée avec les nouveaux aménagements urbains. Ces terrasses dotées d'un revê-tement de sol plutôt noir, ça concentre la chaleur et le mécontentement des usa-gers! Plus généralement, avec l'absence d'ombrage, notre centre bourg ne serait-il pas devenu pour quelques années peu fréquentable par fortes chaleurs en attendant la pousse des arbres ?

LE LINKY NOUVEAU EST ARRIVE A GIVRY

Givry Solidarité Citoyenneté vous a déjà informés du prochain remplacement de vos compteurs électriques par ces compteurs communicants, dans un journal précédent.
Rappelons les risques de cette nouveauté :
- des champs électriques radio fréquences classés parmi les « peut-être cancéri-gènes » : les experts se battent sur cette classification. Au vu des précédents, tels l’amiante et le glyphosate, le principe de précaution devrait pour le moins s’appliquer en laissant à chacun la possibilité du refus de cette installation.
- la capture de vos données de vie personnelle permettra au fournisseur d’orienter nos consommations, voire de communiquer ces données à d’autres vendeurs de biens et services.
Et voilà ! Les compteurs Linky arrivent à Givry. Plusieurs Givrotins ont reçu des courriers d’ENEDIS pour le prochain remplacement de leur compteur électrique. ENEDIS a confié la réalisation de cette opération à la société OTI France qui a annoncé aux consomma-teurs la date du remplacement entre mi-juin et mi-juillet.
Si vous jugez que cette opération comporte des risques inadmissibles pour vous et vos proches, vous pouvez, à l’instar de plusieurs Givrotins en désaccord avec ces remplace-ments, effectuer les démarches suivantes :
- envoyer des lettres recommandées à ENEDIS et OTI France indiquant votre refus de ces remplacements avec vos raisons. Vous pouvez aussi rappeler qu’ENEDIS a déclaré ne pas vouloir passer en force pour ces installations et vouloir discu-ter avec les habitants.
- déposer à la mairie une copie de ces deux lettres en demandant un accusé de ré-ception. En effet c’est la commune qui est propriétaire de vos compteurs, an-ciens comme nouveaux.
- entamer une action juridique comme l’ont fait des Saône et Loiriens récemment, mais aussi plus de 8 000 consommateurs en France (cf. article du JSL du 20 06 2019)
- et surtout en parler autour de vous pour accroître les prises de conscience et le nombre des plaignants, de manière à ce que ce projet, tout légal qu’il soit pour le moment, devienne illégitime.
C’est aussi en pensant à l’avenir que nous comprenons ce qu’est « être solidaire et citoyen ».

LA JOURNEE CITOYENNE

. Quand on parcourt le site consacré à la journée citoyenne, site réalisé par son créateur, le maire de Berrwiller que nous avons rencontré lors des universités d’été du Grand Chalon en 2016, on se prend à rêver….
« C’est la collectivité qui organise cette journée, déclinaison concrète de la politique participative » nous a dit ce Maire.
« Chaque année les habitants d’une commune ou d’un quartier consacrent une journée pour réaliser ensemble des projets, qu’ils ont eux-mêmes proposés, dans leur commune »
Parmi les préconisations il en est une particulièrement mobilisatrice :
« Une attention particulière est portée aux jeunes, dans une perspective d’éducation à la citoyenneté. Les jeunes enfants sont pris en charge dans des ateliers spécifiques et adaptés. Les adolescents participent eux aussi, avec des adultes, aux diffé-rentes activités. En effet, les enseignants, les élus en charge de l’école, le conseil des enfants, le conseil des jeunes et les ser-vices d’animation jeunesse peuvent être mobilisés en amont, pour préparer la journée citoyenne avec les jeunes »
Une des clefs de la réussite de cette journée :
« Afin d’impliquer un maximum d’habitants, le démarchage et la communication autour de la journée citoyenne doit passer par des réunions d’information, voire même par l’envoi de courriers d’information aux habitants. »

On aurait aimé que les choses se déclinent comme ça à Givry avec de vrais débats sur les projets à réaliser, projets définis de manière participative : l’entretien des trottoirs et des espaces verts, embellissement de la commune, amélioration du cadre de vie collectif dans une concertation qui là comme dans les autres choix « n’existe pas à Givry ».

En effet on comprend bien que la journée citoyenne est un processus qui se construit dans la durée. Elle n’est pas à envisager comme un simple événement, mais plutôt comme le point de départ d’une dynamique du vivre ensemble.

CONSEIL MUNICIPAL DU MARDI 25 JUIN 2019

Ce conseil comportait 9 points. 
LES POINTS LES PLUS IMPORTANTS : Débat d’orientation générale du règlement local de publicité du Grand Chalon (compétence urbanisme).
Cette délibération présentait les orientations générales du règlement, qui n’est pas encore rédigé et qui nous sera présenté ultérieurement.
Nous ne pouvions qu’approuver ce texte du grand Chalon car il est rédigé de façon à satisfaire tout le monde. Il fau-dra voir dans la rédaction définitive les décisions et les principes d’application et de suivi et les vérifications qui se-ront faites.
Au sujet de ce règlement nous avons relevé différents points:
Orientation N°3 Harmoniser les panneaux publicitaires
Idée louable, mais pratiquement comment cela va-t-il se passer ?
Comment l'obligation se fera-t-elle?
Orientation N°7 Développer l’expression citoyenne
On augmentera le nombre d’emplacements…….
Qui déterminera les lieux ? Il serait bon que cette liberté soit laissée aux municipalités.
Des panneaux, d'information, d'orientation et de libre expression existaient avant la rénovation du centre bourg, place de la poste, place d'armes et des combattants : seront-ils réinstallés ?
Il semblerait que non et que ceux existant seront déplacés et fixés aux murs de la salle des fêtes, de la salle de la gare et l’ex école de Poncey.
En fin de conseil municipal on nous a informés de ces modifications. Au total la surface d’affichage sera réduite.

Nous avons voté POUR:
Une convention de partenariat avec l’ASDEC- Entretien du lavoir de Cortiambles.
Par convention cette association s’engage à entretenir ce lavoir afin de garder une certaine qualité à ce lieu lors des visites qu’elle organise. Nous félicitons cet engagement citoyen.
Une subvention municipale exceptionnelle 2019 pour le transport des élèves du collège à la finale du
Rubik’cub.
La rémunération des vacations – Service animation. Elle n’avait pas été augmentée depuis 2017 ; le niveau de ré-munération faible des animateurs posera, à terme, des problèmes pour en trouver .
Le financement des investissements 2019 – Ligne de préfinancement
Nous regrettons que l’état, la région, le département, Le Grand Chalon, l’agence de l’eau, n’aient pas versé les sub-ventions promises depuis 2018 et fassent ainsi porter à la commune des frais de retard en nous obligeant de faire cette ligne de trésorerie.
Nous savons très bien que pour les deux autres cas, FCTVA et subvention 2019, c'est la règle.

Nous nous sommes ABSTENUS :

Le tableau des effectifs ; création d’emplois permanents et non permanents. Nous avons pris acte de l'avance-ment du personnel, et la création de postes saisonniers, mais nous restons toujours interrogatifs sur le gel de 7 postes de titulaires et le nombre important de contractuels (23) ; pour ces raisons nous nous abstenons.

CONSEIL MUNICIPAL DU MERCREDI 10 AVRIL 2019

Ce conseil comportait 9 points. LES POINTS LES PLUS IMPORTANTS : 
Nous avons voté POUR :
Le retrait de la structure : Société Publique Locale « SUD BOURGOGNE AMENAGEMENT ».
Nous avions voté contre, lors d’un conseil municipal précédent ,la participation de Givry à cette structure . Donc d’une façon logique nous votons pour sa sortie, nous espérons récupérer les sommes engagées.

La journée citoyenne
Nous votons pour cette délibération, mais nous regrettons, une fois de plus, la méthode employée pour organiser cette journée citoyenne qui ne correspond pas aux exemples qui nous ont été présentés lors d’une université d’été. Nous regrettons la non-participation de la population à la préparation. C’est certai-nement un élément qui permettrait une motivation et une participation plus importantes des givrotins. C’est vraiment dommage que ce levier ne soit pas utilisé. Peu de visibilité en amont sur l’organisation, pas de réunion avec les associations ; un simple mail leur est envoyé. Pas de réunion publique.

Les subventions municipales aux associations 2019
On peut effectivement s’étonner de la baisse des demandes de subvention : 34 en 2017 et 10 de moins en 2019 ! Nous avons été associés et nous avons travaillé aux nouveaux critères d’attribution des subventions et nous apprécions la reconnaissance de l’implication des associations dans la vie et l’animation de la commune ; mais on peut regretter que, du fait d’une enveloppe contenue, l’attribution de la subvention par adhérent ait baissé, notamment pour les plus de 65 ans : de 10€ à 4,44€.

L’attribution de compensation pour le Transfert de la compétence GEMAPI. (Gestion des milieux aquatiques et préventions des inondations).
La convention CAF « prestation de service contrat enfance jeunesse » 2018-2021.


Nous nous sommes ABSTENUS :
La création d’emplois permanents et non permanents.
Nous prenons acte de l'avancement du personnel, mais nous restons interrogatifs sur le gel de 7 postes de titulaires et le nombre important de contractuels (23) ; pour ces raisons, nous nous abstenons.

Nous avons voté CONTRE:
La journée de solidarité du personnel municipal.
La loi propose 3 modalités.
A Givry on en impose une seule au personnel. Y-a-t-il eu concertation avec le personnel ?
Le collège des représentants des employés (les syndicats) vote massivement contre cette proposition.
Les employés municipaux sont-ils volontaires pour participer à la journée citoyenne ? Certains ne sont pas employés dans le cadre de leur compétence. Ils sont obligés de faire bonne figure. Pour toutes ces raisons, nous votons contre cette délibération.

samedi 27 avril 2019

Invitation à la plénière du lundi 27 mai 2019

Notre prochaine réunion  plénière de GIVRY SOLIDARITES et CITOYENNETE :


Sera le lundi 27 mai 2019 à 20h30,
Salle de la Gare
  
Ordre du jour : 
1.    Intervention de Delphine CHOUVET de l’Association : Les Valoristes Bourguignons, qui nous présentera son entreprise, son projet et perspectives.
2.    Divers.

mardi 23 avril 2019

L’’EDITO du président

Par-delà le désagrément momentané des travaux qui nous affectent depuis plusieurs mois, nous constatons l’ampleur des modifications qui vont altérer notre bourg pour les décennies à venir.

La majorité du patrimoine végétal du centre-ville est à terre : plus de la moitié des arbres du parc Laporte, la totalité des arbres de la place de la Poste, la totalité des arbres derrière l’église, tous les arbres de la place d’Armes et des Combattants, excepté le cèdre, ont été victimes des tronçonneuses. Certes les arbres seront remplacés par une nouvelle espèce d’« arbre de village à racines verticales ». Selon la municipalité. Givry en son centre bourg, va être majoritairement bétonné. Où se trouve le végétal ? Dans les Parties en vert des plans du projet, qui ne sont pas obligatoirement des espaces verts ? Plans qui ne sont pas obligatoirement com-préhensibles par le commun des mortels.

A l’heure du tout numérique, du virtuel, de la 3D, aucun rendu en perspective n’a été présenté à la population, ni à vos élus.

A l’heure de la nécessité des déplacements doux, aucune place pour le vélo n’a été prévue, l’axe voie verte - centre-ville cyclable a été rejeté.
Tel est le résultat d’une bien piètre concertation, de l’absence de présentation des réflexions de la majorité municipale. Celle-ci n’a pas respecté l’engagement et l’esprit des citoyens qui veulent participer à la vie de leur commune.

En contre point vous trouverez dans les pages suivantes des réflexions sur la démocratie et les actions de notre association à ce sujet ainsi que nos analyses et commentaires par rapport aux trois derniers conseils municipaux.
Bonne lecture.

Jean-Michel BOIVIN













LES BREVES

« Laisse béton »
Depuis longtemps, nous constatons une incivilité croissante. Nous en sommes à l’école drive, au marché drive, à la brocante drive !!! Il faut se garer au plus près. Et dire que la marche est pourtant bonne à la santé !
« Inadmissible »
Malgré un arrêté municipal stipulant que la brocante aurait lieu sur le par-king de la voie verte. Elle s’est re-trouvée sur les deux côtés de la place d’Armes au milieu des engins, des trous, devant des entrées de cours. Les voitures des chalands étaient garées n’importe où.
INADMISSIBLE
Ne pas s’étonner ensuite d’un fleu-rissement de potelets, afin que les voitures ne stationnent pas sur les trottoirs

Entrée de ville ,
quel dommage!
Nouveau lotissement du Bout des Murs. 10 parcelles à des prix pas à la portée de tout le monde. Disposition anarchique où sont les espaces verts. Profitabilité maximum oblige. Où se trouve la cohé-rence du projet ? Une entrée du village défigurée. Propos tenus il y a 8 ans par la majorité actuelle!

Fleurissement,
quel fleurissement !
Le printemps arrive, les jardins se colo-rent avec l’arrivée des narcisses et des jacinthes. Les tulipes se préparent à les remplacer. Mais rue de la République, ce sont les pissenlits qui fleurissent et les mauvaises herbes cachent les pauvres plantes aromatiques !

Je suis vieille.
Mon appartement en centre-ville donne directement sur le trottoir.
Sur mon trottoir, des mousses tombées du toit, des herbes folles séchées, des taches de toutes sortes, des crottes de chien. Je ne peux plus me déplacer. Comment faire pour faire propre ?
Le centre-ville qui devait être beau, est bien laid, devant chez moi.
Question : Comment faire pour faire propre ?
Une solution : Embaucher grâce à l’initiative « Territoire zéro chômeur de longue durée. » ! Une idée qui fait son chemin... ailleurs.

LE GRAND DEBAT A GIVRY

Participer au Grand Débat orchestré par le Président de la République ? Organiser un débat à Givry ? Respecter le cadre proposé ? Beaucoup de questions que nous avons soumises à nos adhérents lors de notre
assemblée générale au mois de février. Et la décision a été prise de se saisir de cette opportunité, de s’interroger collectivement sur les
problèmes sociétaux, économiques et écologiques, de contribuer à faire émerger des idées. Tout ceci étant conforme à nos statuts d’association citoyenne.

Et nous l’avons fait dans le respect du cadre posé : Affichage de la charte, un animateur pour faire circuler la parole et respecter un timing et trois secrétaires pour rester au plus près de l’expression de chacun.
C’était le 9 mars à la salle de la gare : 37 personnes étaient présentes.
Nous avons préféré nous limiter à trois thèmes : la démocratie, l
’écologie et la fiscalité, pour une meilleure maîtrise du temps.
L’échange libre, a été de grande qualité dans le respect de la parole de chacun.

Le compte rendu a été envoyé à tous les participants et est consultable sur notre site : givrysolidaritesetcitoyennete.org

GRAND DEBAT ET CITOYENNETE

37 personnes à Givry pour débattre à la réunion organisée par Givry
Solidarité Citoyenneté. Est-ce un bon résultat ? Est-ce nul ? Et pour qui ? On peut répondre : « Sans intérêt ! ça ne sert à rien ni ne servira à rien ! ».

Pourtant : rencontrer d’autres citoyens, débattre avec eux dans un
respect réciproque, écouter des arguments dans le calme, même si on n’est pas d’accord, s’accorder sur certains points, découvrir des
propositions nouvelles et y réfléchir … ça a de l’importance, ça a de la
valeur, cela fait partie de nos valeurs de citoyens.

La démocratie c’est d’abord le débat, l’échange dans le respect, au plan national comme local, pas seulement occasionnellement. Le vote n’est qu’un résultat sanctionné par la règle d’une majorité à partir de 50.0001 %, parfois à 66 %, et même dans certains cas à l’unanimité, mais toujours après un débat.

La valeur du débat ce n’est pas celle de l’argent qui peut en découler. La valeur du débat, c’est de l’échange, gratuit, du bénévolat, car il faut
donner du temps, son temps au débat. C’est ce qu’ont donné les 37
personnes présentes à la salle de la gare. Pourquoi ? Pour essayer
d’avancer ensemble, pour faire société.

Alors vive le débat, passé et à venir, qu’il soit grand ou petit, pour donner du sens au nom de citoyen, pour faire vivre la démocratie, à Givry et ailleurs.

« Le village » perd son âme, remplacé par un centre-ville -béton.

Réflexions de la base

Le parc Laporte : une partie de ses arbres a été remplacée. Il leur faudra plusieurs décennies pour nous apporter ombre et fraîcheur. Si vous vous hasardez à rentrer sur le parking souvent plein, c’est galère pour faire demi-tour et en ressortir.
Le béton désactivé de l’allée du parking : va-t-il résister longtemps aux manoeuvres des voitures ? Le re-vêtement se dégrade déjà.

Place de la Poste : espace bétonné lui aussi, sans relief. Les personnes avec handicap n’ont pas d’accès direct à la poste ! Elles sont obligées de faire le tour jusqu’au boulevard de Metz. L’une d’entre elles dit qu’avec les fauteuils roulants, il faut une pente très douce. Pour ces personnes ce qui existe est-il suffisant ?

Place d’Armes et des Combattants :
.Grand branle-bas. Trois entreprises, terrassement, remplacement, conduites d’eau, enfouissement des lignes électriques ont travaillé tous azimuts. Pourtant Madame le Maire avait dit : déjà un côté et l’autre après !!!
  • La chaussée est peu large, un bus et un camion s’y croisent de justesse mais au carrefour de la rue Emiland Gauthey c’est impossible et difficile pour les voitures
  • Pas de piste cyclable. Motif invoqué : c’est un moyen de faire respecter le 30 à l’heure, les voitures atten-dront derrière les cyclistes. Remarque béton !
  • Un transformateur en forme de maisonnette couvert de tuiles rouges remplace l’existant. L’Architecte des monuments de France impose aux habitants tuiles « vieillies foncées». La loi ne serait-elle pas la même pour tout le monde ?

Des aménagements étaient nécessaires. Mais sont-ils adaptés à Givry.
Fin des travaux prévue le 13 juillet, pour fêter le centenaire du cèdre. Au moins un qui aura résisté !
« Laisse béton » !



CONSEIL MUNICIPAL du jeudi 24 JANVIER

Ce conseil municipal a abordé 7 délibérations dont le débat d’orientation budgétaire.

Nous avons pris acte de la Présentation du rapport annuel 2017 du syndicat des eaux
Nous avons posé toute une liste de questions. Les réponses suivantes nous ont été envoyées par le syndicat des eaux.
- Pourquoi il y a toujours des conduites en amiante ciment sur 1 694 mètres.?
Réponse : L’amiante-ciment ne représente que 0,5 % du linéaire du syndicat. Ce matériau ne présente pas de problème sanitaire mais il est très cassant et source de fuites importantes.

- L’augmentation significative des fuites est du jamais vu depuis 10 ans. 540 000 m3 d’eau sont concernés ce qui est énorme. Il est nécessaire de revoir le réseau puisque le taux de renouvellement du réseau est de 1.4% par an : le renouvellement total des conduites sera atteint dans 72 ans. Cela représente beaucoup de m3 d’eau perdus.
Réponse : Le volume de fuites est effectivement très élevé sans toutefois dépasser les exigences réglementaires (rendement seuil du Grenelle). La qualification de l’indice linéaire des volumes non comptés est d’ailleurs élevé et l’indice linéaire de pertes qualifié de mauvais pour cet exercice.
La gestion des fuites se mène sur deux fronts :
L’exploitant doit allouer le temps nécessaire à la recherche de fuites. Des compteurs et débitmètres de sectorisation ont été mis en place pour lui permettre de faire ce travail plus efficacement.
Un renouvellement suffisant des canalisations est nécessaire en parallèle de ce travail d’exploitation. Le taux de renouvellement de 1,4 % per-mettant un renouvellement complet du réseau en 70 ans environ est particulièrement élevé dans le département et au niveau national.

- Pas de travaux sur la commune, mais plus loin dans le rapport on constate qu’il y a eu des travaux de changement de conduites dans le centre-bourg. Mis à part ce chantier, le seul travail fait sur la commune est le changement d’un débitmètre encore sous garantie donc peu coûteux.
Réponse : Il y a effectivement des travaux prévus au bourg de Givry qui apparaissent dans le paragraphe des projets du syndicat. Concernant le renouvellement électromécanique, il fait partie des obligations contractuelles de l’exploitant.

- S’agissant du rapport de l’ARS (Agence Régionale de Santé), dans la liste des paramètres contrôlés, il est indiqué que le total des pesticides a été analysé. Pouvons-nous avoir la liste de ces pesticides et savoir si la teneur en glyphosate est contrôlée ?
Réponse : 555 pesticides différents sont analysés sur l’eau brute (avant traitement) et à la production. Sur la période de 2007 à 2017, les résul-tats ont tous été en dessous des seuils de détection pour le glyphosate.

Nous avons voté pour le transfert au Grand Chalon des zones d’Activités Economiques (ZAE) et avec des réserves pour la Transmission électronique des actes.

Travaux de dissimulation des réseaux place d’Armes - Participations communales : Nous avons voté pour.


Débat d’orientation budgétaire (DOB)

En ce qui concerne les recettes : maintien des taux d’imposition.
En ce qui concerne les dépenses :

  1. réduction des charges de fonctionnement tout en maintenant le niveau de service offert à la population.
  2. La poursuite du programme engagé et notamment les travaux d’aménagement du centre bourg et l’entretien du patrimoine communal.

Nous avons interpellé le maire au sujet,

De la politique restrictive concernant les effectifs du personnel de la mairie. Le nombre de contractuels n’est pas précisé, seules des valeurs en euros sont données. Le DOB indique le non remplacement des départs à la retraite.
Réponse : Les remplacements sont de trop courte durée pour indiquer équivalent postes. Les agents qui partent à la retraite ne seront effec tivement pas remplacés.

De l’exemption de l’application de la loi SRU valable jusqu’en 2019. (Obligation de logements sociaux)
Réponse : Le Maire nous a indiqué qu’elle ne répondrait pas aux exigences de la loi et la commune paiera les pénalités. (1)

Des abandons ou reports des travaux de l’année 2018 et les priorités pour 2019 :
Réponses : Il n’y a que 2 abandons : l’abri à poubelles et la plateforme élévatrice de la salle des fêtes ainsi que la borne camping-cars, sinon tout est en report pour 2019. Les priorités : l’aménagement du centre bourg, les réseaux des Chenèvres, la lutte contre les ruissellements.

Le problème du Farlan était prévu en trois phases ; la phase 1 a été réalisée ; qu’en est-il du reste ?
Réponses : Des conventionnements avec des propriétaires vont être conclus pour permettre la création de bassins d’écrêtements.
La création et l’entretien des pistes cyclables sont absentes de votre programmation.
Réponse : Madame le maire considère que ce qui avait été fait n’est pas une réussite car ce n‘est plus visible. (2). A ce jour, il n’est pas prévu de créer de pistes cyclables dans le centre-ville. (3) La volonté n’est pas à l’entretien des pistes et des bandes cyclables.

S’agissant du budget de la maison médicale : Celui-ci est maintenant dissous et les excédents sont reportés sur le budget principal.

S’agissant du budget photovoltaïque : Celui-ci est positif de 37000€ en cumulé.

S’agissant du budget du CCAS et de la R.P.A. :
Ils seront détaillés lors de leur conseil d’administration respectif.

Organisation de la journée de solidarité pour les employés municipaux : elle serait fixée le 25 mai à l’occasion de la journée citoyenne.(4)

(1) Que penser d’un citoyen qui déclarerait ne pas respecter les stops ou les limites du taux d’alcool dans le sang et préférerait payer les amendes ?! Ndlr.
(2) Normal puisqu’il n’y a pas eu d’entretien ou qu’elles ont été détruites Ndlr.
(3)Ceci en contradiction avec la politique votée par madame le Maire au Grand Chalon Ndlr.

(4)Sous réserve de la position du centre de gestion Ndlr

CONSEIL MUNICIPAL DU JEUDI 14 Février 2019

Ce conseil municipal a abordé 17 délibérations, dont le budget primitif 2019, ce conseil était essentiellement financier.

Compte de gestion 2018 – Commune
Pour la bonne forme, nous regrettons l’absence des documents du compte de gestion ;
Dans la confiance du travail réalisé, nous avons voté POUR

Compte Administratif 2018 – Commune
Nous avons voté POUR en prenant acte de l’exactitude des comptes présentés par la mairie.

Maison médicale, nous avons voté POUR : le Compte de Gestion 2018 ; le Compte administratif 2018; l’Affectation des résultats 2018.

Dotation et subventions aux écoles 2019
Nous avons voté POUR cette délibération, les sommes sont affectées en fonction du nombre d’élèves.

Contribution au fonds de solidarité logement 2019
La participation s’élève à 0,35€ par habitant, la contribution de Givry sera de 1292,20€, nous avons voté POUR.

Demande de subvention FAPC l’Aménagement des espaces publics, ainsi que le taux d’imposition 2019. Nous avons voté POUR.

En ce qui concerne la Modification n°4 de l’autorisation de programme n°1-2016
Nous avons indiqué que nous étions d’accord avec le programme de rénovation du centre bourg, bien que nous ne soutenions pas la méthode de concerta-tion et la manière de réaliser les travaux, nous avons voté POUR la délibération.

Budget Primitif 2019 – Commune
Au vu des points suivants :
Fonctionnement du personnel : Diminution globale des effectifs, diminution des postes statutaires et augmentation de l’externalisation.
Non engagement par rapport au logement entre autres pour les aides à la construction, à la rénovation et à l’embellissement des façades qui ne sont pas inscrites dans le budget.
Augmentation de la taxe d’habitation de 1,5%
Manque d’une politique globale par rapport aux économies d’énergie, le positionnement par rapport aux déplacements doux.
Manque d’un dynamisme.
Politique essentiellement financière.


Nous votons CONTRE ce budget primitif

Photovoltaïque, nous avons voté POUR sur le Compte de Gestion 2018, le Compte administratif 2018, l’Affectation des résultats 2018 et son Budget Primitif 2019.

Questions diverses. Questions écrites
Panneaux d’affichage et signalétique des commerçants qui ont disparu depuis les travaux
Réponse : La municipalité annonce un prochain plan d’affichage et de signalétique

CONSEIL MUNICIPAL DU 19 DECEMBRE

Ce conseil comportait 4 points.
Nous avons voté :
la Contraction de l’emprunt 2018 pour la commune de Givry
la prise en compte de la compétence GEMAPI (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inonda-tions) dans les charges transférées de la CLECT du Grand Chalon (Commission Locale d’Evaluation des Charges Transférées)
Questions posées par nos élus.
Calendrier de la poursuite des travaux.
Réponse : La rue de l’hôtel de ville sera réalisée après Pâques et la dernière semaine de juin.
Journée Citoyenne La commune de Givry reconduit-elle l’expérience pour 2019 ?
Si oui, des réunions publiques d’information et de préparation sont-elles envisagées sachant qu’à l’échelle du Grand Chalon les objectifs sont que les habitants soient au maximum à l’initiative des chantiers et que les enfants et les jeunes soient impliqués le plus possible ?
Réponse : Il est trop tôt pour répondre (Il est urgent d’attendre !) Ndlr
Cahier de doléances Suite aux évènements des « Gilets Jaunes », les médias indiquent l’ouverture de cahiers de doléances dans les mairies. Qu’en est-il ? Pouvez-vous nous indiquer la procédure dans l’affirmative ?
Réponse : Madame le Maire n’a pas reçu de consignes de la part des services de l’état ni de l’association des maires de France, donc il n’y a pas de cahier de doléances. (Heureusement par la suite la situation a évo-lué) Ndlr





mercredi 13 mars 2019

DEBAT NATIONAL





GRAND DEBAT - GIVRY  -  9 MARS 2019  -

            37 personnes ont participé à ce débat, organisé par l’association Givry Solidarités Citoyenneté dans le respect des règles de la charte du Grand Débat.
            Trois thèmes ont été retenus pour un échange libre, sans tenir compte des questions proposées par la lettre du Président de la République : Démocratie et citoyenneté, Transition écologique, Fiscalité et dépenses publiques.
            Le débat a duré plus de deux heures et a été de grande qualité dans le respect de la parole de chacun.

 

1.  Démocratie et citoyenneté


• Beaucoup plus de personnes devraient assister aux Conseils municipaux même si on n’a pas le droit d’intervenir; la salle est petite à Givry pour le public.

• Il n’y a pas énormément de monde, la position n’est pas idéale pour les spectateurs. Amélioration à faire.

• Plus de communication est nécessaire pour que chacun sache la date avec un peu d’avance. Pour les jeunes notamment, pourquoi ne pas recevoir un SMS ?

• On a des élections et on s’exprime. Quand on a donné un mandat, il est important ensuite de rentrer en relation avec les gens qui nous représentent. Il faut un échange.

• L’aspect communication des gens élus sur un projet : qu’ils aient conscience qu’ils doivent montrer leurs résultats, dire leurs difficultés, partager leur analyse, leurs progrès … Il faut une boucle saine : les élus doivent nous rendre compte ; ce n’est pas toujours fait en France. Suggestion : s’inspirer des boucles de qualité (Planifier, Faire, Vérifier, Analyser).

• Représentativité des élus. Le vote devrait être obligatoire. Ce serait un moyen pour que l’ensemble puisse s’exprimer. Le bulletin blanc pourrait alors être reconnu ; un trop grand nombre de bulletins blancs invaliderait l’élection.

• Vote obligatoire : non, sauf si il y a prise en compte du vote blanc. Le vote blanc c’est pour dire qu’on n’est pas d’accord avec ce qui est proposé.

• Pas enthousiaste sur le vote obligatoire. La démocratie a besoin qu’on s’y intéresse. C’est délicat d’obliger les gens  sur des choix pour l’avenir du pays. Il faut laisser faire la démocratie. S’ils ont envie de participer, qu’ils le fassent.

• Vote obligatoire : perplexe ! Avec des incitations auparavant, cela ne fonctionne pas si mal.

• Vote obligatoire : 50% des gens ne se déplacent pas ; et les votes blancs et nuls ne sont pas pris en compte, c’est anormal. Ces gens ne se sentent pas concernés.

• Vote blanc : non ! C’est comme si on se censurait, ce serait l’effondrement de la démocratie.

• Prendre en compte le vote blanc ça se fait ailleurs sans que la démocratie ne s’effondre.
Prendre en compte  le vote blanc ce n’est pas forcément l’anarchie.
Peut-être que la crise peut faire changer.

• Référendum: sur un cas (traité de constitution européenne), les Français ont voté et l’Etat a fait autre chose. C’est primordial de respecter le résultat des urnes.

• Référendum : cela peut être risqué car les gens ne répondent pas forcément à la question posée.
Vote blanc : on risque de se retrouver avec une foultitude de votes blancs.
En démocratie c’est l’allure du plus grand nombre.

• La problématique : susciter l’intérêt des jeunes en particulier pour la démocratie, la citoyenneté. On est une génération qui est loin des politiques. Il faut raviver l’intérêt citoyen.

• Démocratie : distinguer le débat du vote. Le vrai débat manque, pas d’intérêt donc pas de vote. Rendre le vote obligatoire sans avoir débattu en amont n’est pas utile. Une majorité qualifiée (2/3, comme au parlement européen) impliquerait la nécessité de faire des compromis avant sur les programmes pour tenir la route.

• Une alliée ATD quart monde : beaucoup de gens  ont du mal à trouver leur place et n’arrivent pas à suivre les débats, la parole est difficile. Rôle important des associations pour faire entendre la voix des plus démunis.


• Il faudrait voter pour des programmes plutôt que pour des gens. Voter par rubrique (transport, santé….) en disant ce qu’on veut ; puis un DRH recruterait des gens pour appliquer ce programme des Français, une période d’essai puis un CDI.
Objection faite : qui recrute le DRH ?

• L’expression « les gens ne sont pas intéressés » est abusive. Les gens ne se sentent pas interpellés par la vie citoyenne. Pourquoi avons-nous perdu l’esprit citoyen ? Pourquoi on ne va plus voter ?
« T’es pas allé voter, tais-toi ! »

• Il faut du débat avant, pas seulement en période électorale. Débat permanent : quelles sont les finalités ? Comment on s’y prend ? Ce que l’on veut avec des majorités fortes.

• Il nous faut répondre au « quoi ? » avant le « comment faire ? » : quelle société voulons-nous ? Quel est notre projet de société ? Après, on peut voir comment on s’y prend. Les gens n’ont parfois pas d’avis parce que c’est trop complexe.

• Il faut savoir ce qu’on veut : une société gérée par des élites ? Une société où on partage ? Comment ? Par un conseil citoyen ou quelque chose du même ordre ; dans des petites structures, on échange plus facilement.

• Rôle de l’éducation. Le Conseil des jeunes créé à Givry a été enterré ensuite. Il y a des résistances dans la société pour que ça ne se fasse pas. Il faut commencer avec les jeunes, les impliquer plus.

• Tout projet, toute amélioration doit passer par une évaluation. Pourquoi on doit faire telle ou telle chose : il faut l’expliquer aux gens. Les 4 étapes (M. de la qualité) du PDCA : Planifier, Faire (do), Vérifier (Check) et Analyser. C’est plus une vision qui incite à voter que des gens. Le projet l’emporte sur les individus, un projet qui embarque plutôt que des personnes.

• Appliquer la proportionnelle pour que toutes les propositions soient prises en compte.

Problème de l’éloignement du contact direct : tout se fait par Internet, par téléphone. L’interface avec les gens est coupée. C’est la galère pour ceux qui ne maîtrisent pas Internet : « Je ne sais pas créer une adresse mail. »

• C’est aussi la galère pour les jeunes ; ils savent mieux faire mais ce n’est pas pratique !

• C’est un des grands maux actuels : même un expert en informatique en souffre !
Pourquoi tout d’un coup c’est comme ça ? Question économique : il n’y a pas d’argent.

• Il faut modifier la constitution si on veut modifier les votes. A une élection, on a un grand choix. Pour choisir, on regarde le programme et on choisit. Choisir c’est renoncer.

• Proportionnelle : ça va dans le sens des opinions plus largement exprimées.
Pour les grands choix européens comme le TAFTA, le CETA, il faudrait mettre en place un référendum et en respecter le résultat.

• Les gens votent « politique » (je suis de droite, de gauche…) et pas pour les programmes. Puis il n’y a plus de contact avec les élus, d’où les problèmes actuels.

• Davantage de proportionnelle ; plus favorable à des tirages au sort, pour une partie des représentations ; cela permettrait à des gens qui ne se présenteront jamais à une élection de participer à la vie citoyenne. Cela fonctionne : expérience au niveau du département avec Arnaud Montebourg pour l’utilisation de l’impôt destiné aux personnes âgées.

• La proportionnelle existe déjà aux élections municipales, européennes, départementales et régionales ; une majorité qualifiée ou une vraie proportionnelle pour l’Europe. (Affirmation contestée)

• Le point de départ c’est le vote, c’est une chance considérable pour notre pays, c’est le pilier, le totem d’une démocratie de pouvoir voter. Ce vote ne fonctionne pas parfaitement, constat assez général. Il ne faut pas avoir plus de regrets après si on modifie quelque chose (vote obligatoire, vote blanc reconnu….). Prendre garde aux remèdes pires que les maux. Ne pas mettre en place des choses qui passent par plus de technologie. Les gens veulent plus de débat avant, plus de contrôle après. La collectivité publique n’est pas une entreprise.


  
 2.  La transition écologique


• Pourquoi les gens sont-ils mécontents de la transition? On a l’impression d’être punis parce que l’on consomme → L’état devrait inciter les gens avec des bonus plutôt que de punir par des malus, en pénalisant tout le monde par des taxes.

• Les avions, les bateaux ne sont pas pénalisés. Les gens « du bas » sont les plus pénalisés.

• Ecologie : ne pas séparer du pacte social. Ce sont toujours les plus pauvres qui sont les plus impactés. Cf Nicolas Hulot et Laurent Berger (66 propositions pour un « pacte social et écologique »).

• Est-ce qu’on veut une décroissance ou un développement durable ? Une autre société est à inventer, c’est nous qui devons l’inventer, pas les experts !
On est actuellement dans le gaspillage !

• Ne pas regarder par le seul petit bout de la lorgnette. Tous nos actes ont des conséquences sur le niveau mondial : à cause de nous, d’autres sont privés de développement. Rouler : on achète de l’essence (ou du gazole), ça a des conséquences sur l’avenir, l’exploitation du pétrole… Tous nos petits gestes ont de l’importance (le colibri) mais cela ne suffit pas.

• Evocation des centres d’appel qui nous harcèlent pour l’isolation à 1€ !

• Claque récente reçue par une participante (jeune) : elle fait beaucoup de choses sur le tri des déchets, et autres gestes écologiques et elle a récemment compris qu’elle faisait partie d’une « bulle », d’une minorité ; anéantie par la poubelle d’un ami où tout était mélangé sans scrupule. Il faut des pubs sur la sensibilisation. Actuellement ne pas trier ses poubelles c’est un crime contre l’humanité. C’est vertigineux.

• Il faut faire un choix collectif urgent pour le futur, on n’a pas tous la même vision ; les petits ruisseaux font les grandes rivières. Ne pas rester dans sa bulle, inciter, communiquer, changer de comportement. L’aspect incitatif est très important. Phase de transition. Trier nos poubelles est une cause nationale !

• Les petits gestes, c’est bien mais il faut aussi des lois qui gèrent et obligent. Mauvais exemple récent : la loi sur le glyphosate a été reportée sous la pression des lobbies.

• Prôner l’économie circulaire, donner une 2° vie aux objets. Ce devrait être la fin du tout jetable, notamment du plastique, pour l’état et pour les particuliers.

• Exemple simple : quelqu’un qui laisse ses emballages en caisse pour montrer qu’ils sont inutiles. Certaines grandes surfaces mettent un bac en caisse pour les emballages inutiles.

• Le fait de déballer en caisse fait remonter l’information au-dessus.

• Il faudrait forcer les commerçants à permettre qu’on vienne avec des bocaux et autres récipients personnels.

• Trier ses emballages c’est mettre un pansement. Il faut s’interroger sur la production des emballages. Il faudrait pouvoir venir avec ses bocaux, ses Tupperware (plastique mais lavables !). C’est aussi aux multinationales à agir.

• Colère contre les multinationales qui sont en train de breveter le vivant : interdiction de vendre des graines, des semences hors des entreprises spécialisées.

• Les lobbies sont puissants : les COP 21 et suivantes sont financées par les industries du transport, du charbon et autres énergies fossiles. C’est en contradiction. Qui pour faire respecter les engagements écologiques ?

• Certains n’ont pas envie de faire d’efforts : il faut beaucoup d’information, de formation, avoir une matière sur l’écologie à l’école. Interdire le lobbying des grands groupes.

• L’information est très importante auprès des jeunes et ça existe dans les écoles primaires, au collège de Givry avec le Club sans Frontières ; au lycée Mathias de Chalon-sur-Saône, il y a une matière Economie sociale et solidaire. Les jeunes sont très réceptifs et actifs. Le poids des citoyens est important pour influencer les gouvernements. La difficulté est de toucher les adultes (30/35 à 50 ans) qui sont absorbés par leur maison, leur carrière, leurs enfants.

• Pour l’utilisation de la voiture, il faudrait distinguer le rural et l’urbain. En rural on n’a pas d’autre solution. On a été incité à acheter du diesel et maintenant on est considéré comme un pestiféré.

• Ecologie : c’est personnel à chacun, c’est un grand mot qui devrait être collectif.
On continue à vendre des voitures qui roulent plus vite qu’il n’est autorisé, on pollue.

• Rappel de la consigne, qui existait avant. Si vous n’apportez pas votre emballage, vous devriez payer le produit plus cher. Un produit non emballé coûterait moins cher. La taxe sur les emballages reviendrait directement aux plus pauvres pour changer de voiture, de chauffage…
Dans le rural, pas d’épiceries en vrac !

• Dans une commune  ils font le ramassage scolaire en calèche !

• Créer une journée de l’emballage pour sensibiliser. Quand on veut, on peut ! Les changements de structure du plastique des sacs les a rendus mieux dégradables. Pour certaines matières, c’est plus complexe.

• Les déchets qui durent trop longtemps, c’est dû à l’hyperproduction des biens, à l’obsolescence programmée. Une machine à laver durait 30 ans, aujourd’hui c’est plutôt 5 ans.

• Groupe SEB : ils garantissent les pièces de rechange pendant 10 ans, un petit mieux !

• Qui doit agir ? Comment ? Les lois oui, mais aussi les individus. Les voitures d’aujourd’hui consomment moins, c’est possible techniquement. Evocation du bonus/malus pour les voitures. On peut donc trouver des solutions techniques.
Les enfants sont l’avenir pour apporter les changements dans les familles.

• Transition écologique et mobilité : la hausse du carburant est un réel problème dans la crise actuelle. La propagande anti-voiture est stupide en milieu rural, voire parfois en milieu urbain. Il faut que les gens conservent leur liberté de citoyen pour se déplacer. L’atteinte à la mobilité des gens n’est pas la solution ; Un énorme travail à faire !

• Publicité qui nous incite à acheter toujours plus : comment changer cela ? Les achats en vrac ne sont pas possibles partout ; cela peut être refusé au nom de l’hygiène. Pourquoi ? On a le droit de s’intoxiquer soi-même si on veut ; notre produit, on l’emporte chez nous. A Thiers par exemple, il y a une borne pour le plastique ; sur le marché on peut apporter ses contenants…

• Se rappeler qu’on doit avoir le choix : prendre son propre emballage même si les règles d’hygiène ne sont pas respectées.

• Rôle incitatif : quand quelque part quelqu’un trouve une initiative positive, l’état devrait aider à la développer ailleurs.

• Manque de partage des bonnes pratiques ; on devrait faire un partage de masse, déployer des lieux partout pour partager des bonnes idées. Ex : une entreprise fabrique des rasoirs et brosses à dents avec manches en bois. Il existe un site sur les réparations. 

• Quelques années auparavant le tri des déchets était meilleur, il est de plus en plus mauvais. Il n’y a jamais de contrôle réel. Autre exemple : quand on construit, on ne doit pas planter de résineux ; ça ne fonctionne pas, car il n’y a pas de contrôle.

• En Bretagne exemple d’une recyclerie avec insertion ; on devrait s’en inspirer.
L’AGEP (Association Givrotine Ecologie et Partage) a fait de l’éducation auprès de l’école maternelle de Givry : plantation d’un verger conservatoire avec les enfants.

• Retrouver un ressenti auprès de la nature. Etre plus proche. Si on veut avoir une voiture, il faut planter 4 arbres ! Qu’est-ce que l’on fait pour l’environnement ?

 Sanction sur le mauvais tri : nécessaire. Dans le locatif, c’est un problème car ce n’est la faute à personne !!!

• L’urbanisme pourrait imposer à tous une règlementation : un composteur pour chaque construction de maison individuelle, la récupération de l’eau. Certains ne savent pas que c’est possible !

• Des communes distribuaient presque gratuitement un composteur.

• En bas des immeubles il n’y a pas d’espace pour un composteur collectif. Demande faite par quelqu’un pour la résidence Henri IV à Givry, pas de réponse positive. Il faut créer cela partout.

• Inquiétude par rapport à la voiture : une seule solution est proposée face au diesel, le tout électrique, mais c’est aussi de la pollution (batteries…) Les solutions idéales n’existent pas.

• Que deviennent les déchets produits en France ? Certains sont valorisés ici, d’autres ailleurs (ex l’Inde)

  Payer au poids  le ramassage des ordures, avec un système sécurisé pour qu’on n’aille pas mettre chez le voisin !!!

• Manque de communication : certains ne sont pas au courant→ il  faudrait sensibiliser en donnant un composteur à chacun. Il faut changer de vision et ce sera possible ! Le droit de s’intoxiquer, le droit de choisir, le bons sens avant la loi !

• Liberté individuelle/lois : dans certains cas il faut limiter les libertés individuelles si le collectif est en danger.

• A Tramayes, une chaudière à bois sert pour tous les bâtiments communaux (autonomes). Réfléchir au niveau local. A Givry la municipalité précédente a installé des panneaux  photovoltaïques sur le toit de la salle des fêtes.
Est-ce que l’écologie doit être rentable ?
Développer l’hydrogène plus que l’électrique, ça pollue moins.

• On n’a pas parlé du choix des pesticides à la campagne, dans les vignes. Dommage !



3.  La fiscalité et les dépenses publiques


• Une personne en retraite depuis 2016. La taxe spéciale sur les retraites : 1,7% annoncé, 1,85% en réalité, car calculée sur le brut. C’est une agression de la part du Président de la République de dire aux aînés d’aider les travailleurs car les retraités ont aussi des difficultés. La fiscalité qui pompe les retraités, c’est scandaleux. Il faut revenir là-dessus.
Pour faire des économies, il n’y a plus personne aux guichets. Mais à côté de cela les anciens présidents touchent des indemnités importantes, c’est anormal.

• A-t-on demandé aux français où ils veulent mettre leur argent ?
 Les impôts sont sur la même enveloppe globale ; il faut répartir autrement → le demander régulièrement aux Français, pas seulement tous les 5 ans.

• On ne sait pas forcément où doivent être faites les améliorations, il y a trop de graphiques, de courbes, on a du mal à s’y retrouver ; par exemple que choisit-on entre les maladies nosocomiales à l’hôpital et les morts sur la route ?  Où mettre la priorité ?
On sait que 25% seulement des recommandations de la Cour des Comptes aboutissent à un changement.

• Une fiscalité pour quoi faire ? Pour qui ? Le « comment »  vient après. On oublie qu’on vit en concurrence mondiale totale. Il faut soutenir les industries, oui, mais l’argent n’est pas mis là où le voudraient les Français. On est dans une guerre économique.

• Tensions : entre la précarisation des emplois des jeunes et les retraités. Il y a un problème de plus en plus criant pour les ressources de la nation.

• Une personne qui reçoit l’APL pendant ses études. A la fin des études, ayant trouvé un travail, elle a dit qu’elle n’avait plus besoin de l’APL ; mais ça a encore duré 2 ans parce que c’est ainsi, le calcul est fait sur les revenus des deux années antérieures ! Si on veut être responsable, on n’en a pas le droit !
Il faudrait que ceux qui ne veulent pas que l’état paie pour eux puissent le faire.

• Fiscalité des entreprises : il faut la faire sur le chiffre d’affaires et non pas sur les revenus.

• TVA : la diminuer sur les produits de première nécessité. Taxer plus les produits de luxe.

• Sécurité sociale : si on est attaché à la liberté, on doit pouvoir renoncer à la sécu.

• La Sécurité sociale est une notion acquise collectivement. Nous ne sommes pas libres de ne pas contribuer à la santé des autres ; c’est de la solidarité collective.

• Echelle des revenus : des disparités indécentes qui entraînent envie, colère, haine… Les disparités s’accroissent, c’est le ressenti des gens, elles rendent le vivre ensemble impossible et un projet de société difficile. Il faut rétrécir l’éventail pour qu’on se sente sur le même bateau, ce qui n’est pas le cas actuellement. Des propositions : le retour de l’ISF, la réduction de l’échelle des salaires, la suppression des retraites chapeau, un revenu universel…
Quand les gens gagnent autant, on se demande ce qu’ils peuvent en faire. Taxer le patrimoine, pas seulement les salaires.

• Si on taxe trop, les riches s’en vont.

• Pourquoi des salaires et des retraites aussi  élevées pour les hauts fonctionnaires ?

• Tous les revenus que récupère l’état : à quoi affecte-t-on tout cela ? Répartir de façon claire pour le public.
La question de la dette : l’Etat dépense plus qu’il ne gagne. La question de l’affectation des recettes est à mettre en débat. Il faut faire des choix et renoncer à certaines choses. Proposer des taxes supplémentaires, c’est acceptable si elles sont destinées à un poste particulier approuvé. Pour que l’Etat ait plus de ressources, il faut attirer des entreprises qui viennent investir en France et taxer plus celles qui ont plus d’argent. Il faut plus de lisibilité dans ce que l’Etat va faire de l’argent qu’on lui donne.

• Il y a des réticences du côté du Ministère des Impôts pour répartir clairement et l’expliquer.

• Le coût des études supérieures : c’est de plus en plus cher surtout si on habite la campagne (logement en plus). Prix de l’inscription, de la scolarité, stages à l’étranger, ça devient impossible pour beaucoup de familles et ça favorise clairement les classes riches. Absence de mobilité sociale.
Dette des étudiants : on fait comme aux USA et en GB, la famille ou le jeune prend des crédits pour payer ses études ; il faut revenir à un système plus égalitaire.

• Système anglo-saxon, 30 000€ d’emprunt : le remboursement se fait sur un long temps, ils ont un emploi et ils remboursent, c’est positif.

• Le choix doit être fait avec les gens : c’est l’état qui paie les études ou bien ce sont les familles ; comment ?

• Pour financer, il faut que le jeune ait un projet professionnel ; c’est une bonne chose de participer à ses études. La gratuité complète n’est pas forcément bonne ; il faut responsabiliser les jeunes, et éviter qu’il y en ait tant en fac qui ne savent pas pourquoi ils sont là. Les parents payent !

• Dépenses publiques et fiscalité : L’emploi est une des clefs de la problématique, parce qu’il serait créateur de valeurs ; aujourd’hui on fait marcher la machine mais on ne crée pas de valeur ajoutée.

• On oublie d’appliquer les critères d’évaluation sur tous les projets (transports et autres)

• On devrait « affecter » l’impôt. Ce n’est pas du tout affecté, l’impôt tombe dans une « grande bassine ». A un moment on recevait un « camembert »avec la répartition de notre impôt, c’était bien. Le premier poste budgétaire de l’état c’est la dette, dit quelqu’un→  »non » dit un autre.

• La vignette auto était une recette « affectée » mais ça n’a pas duré.

• On a peu parlé de comment rentrer de l’argent dans les caisses de l’état. Quid des paradis fiscaux ? L’argent, il y en a en France ! Taxer qui ? Comment ?  « Pour » l’impôt universel mais un impôt juste et direct.

• On peut verser de l’argent à des associations pour « affecter » selon nos choix.

• Taxe sur les transactions financières à créer. En 2008 l’état a dû renflouer les banques ; s’il y avait eu séparation des banques de dépôt, banques de détails, banques d’affaires, cela ne se serait pas passé ; ce n’est toujours pas fait.

• Importance de l’évaluation rappelée.
Problème des privatisations des aéroports : on vend les bijoux de famille !